Le deuil

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Parler du deuil, c’est parler de la mort. 

Elle nous concerne tous à un moment ou à un autre de notre existence. Associée au grand âge et considérée alors comme « normale », la mort est taboue, car dans la réalité, elle nous touche à tout âge et de différentes façons même si notre inconscient tente de l’occulter. On peut donc parler des deuils, car il s’agit de prendre en compte les particularités de chaque décès, qui font écho en chacun de nous. Le processus de deuil de l’être aimé est lent et personnel, mais il est indispensable pour se reconstruire.

Les rites et la mort

Toutes les civilisations ont eu des rites funéraires très codifiés, s’adaptant aux différentes cultures. La mort était présente et occupait une place prépondérante dans la vie quotidienne. La fragilité de l’être humain était omniprésente.

De nos jours, les rites religieux ont perdu de leur influence : des cérémonies dites « civiles » ont pris leur place. Le rôle social de ces  rites, qui entouraient  les services funéraires, a disparu.

C’est pourquoi les groupes des parole prennent toute leur importance, car écouter, être écouté, parler, échanger est indispensable à la reconstruction de soi et au maintien du lien social. L’association Dialogue & Solidarité propose d’intégrer des groupes de parole, en France métropolitaine, pour s’extérioriser et parler de son deuil sans être ni jugé ni censuré. De plus, elle participe et organise des conférences pour sensibiliser aux risques d’isolement après un deuil.

Que l’on soit adulte ou enfant on ne vit pas le deuil de la même manière. Les circonstances dans lesquelles il se produit ont un impact sur son intensité. La perte d’un parent âgé qui entre davantage dans l’ordre naturel des choses est sans aucun doute moins traumatisante que le départ d’un enfant, d’une jeune maman. Cependant, la rupture est toujours là et le deuil reste un moment de la vie particulièrement douloureux et difficile à dépasser.

Chaque deuil est unique, personnel et intime. Il ne s’agit pas d’oublier l’être aimé, mais de se reconstruire par un travail psychologique progressif, appelé travail de deuil, souvent long, difficile et douloureux.

Le travail du deuil de l’être aimé et son impact sont universels mais variables en fonction du passé, de l’histoire, et des ressources personnelles de chacun .Il ne se déroule pas de façon linéaire et repérable. Toutefois, dans une grande majorité d’études, d’ouvrages et de contributions sur le sujet, les spécialistes du deuil le décrivent selon les étapes suivantes :

La période de choc

Après la perte d’un être aimé, le survivant est en état de choc : il est sidéré, abattu.
A l’annonce du décès, la première réaction est le refus ou le déni : la personne se dit que ce n’est pas possible, qu’il y a une erreur. Elle refuse de croire et d’accepter la disparition de la personne décédée.
La personne en deuil vit de façon automatique, sans être vraiment présente. Elle peut éprouver une grande difficulté à réfléchir ou à prendre des décisions.
Elle peut aussi sentir une certaine distance par rapport à l’entourage.

La période de désorganisation

Cette phase commence lorsque l’endeuillé prend conscience de la souffrance et du vide laissés par la perte. La tristesse et le désespoir apparaissent. Après la mort du conjoint, tout semble dérisoire. La personne envisage l’avenir avec crainte : elle n’a plus goût à rien. Peu à peu, elle s’isole du monde extérieur. Ce repli sur soi peut entraîner un ralentissement des activités intellectuelles (par exemple perte de la mémoire).

La douleur morale est essentiellement liée à un sentiment d’abandon, de solitude et de manque. La personne veuve découvre que sa vie a basculé. Elle réalise qu’elle doit s’occuper seule de l’éducation des enfants et assurer l’organisation du foyer. La désorganisation de la vie relationnelle et matérielle peut amener la personne à prendre des décisions brutales qu’elle regrettera par la suite, par exemple un déménagement ou la vente de biens.

Cette phase de désorganisation est "normale" : la douleur morale est l’expression et la conséquence du travail de désinvestissement qui s’opère nécessairement après la perte d’un être aimé.

Les souvenirs, les images du passé sont remémorés et associés à l’idée de perte et de disparition. Ce processus s’accompagne d’un désintérêt pour le monde extérieur, d’une absence d’élan, de goût pour la vie et parfois de l’idée ou du désir de mourir (même s’ils ne sont pas exprimés verbalement).

La période de réorganisation

Cette période commence lorsque la perte est acceptée, reconnue en tant que telle. C’est la période de reconstruction de soi : la personne est capable de se tourner vers l’extérieur, de créer de nouveaux liens et de retrouver goût à la vie. Cette réorganisation ne peut se faire sans l’aide des proches car force est de constater que dans notre société, les endeuillés se retrouvent souvent dans une grande solitude et ont de grandes difficultés à exprimer et à partager leur peine.

L’aide complémentaire d’un groupe de parole, comme ceux que propose l’association Dialogue & Solidarité, prend tout son sens en offrant aux personnes en situation de veuvage une présence chaleureuse et un soutien psychologique pour aider à la reconstruction de soi et au maintien social. Rien n’est acquis une fois pour toutes : des perturbations peuvent intervenir lors d’un anniversaire ou d’un événement fortuit.

Afin que le travail de deuil puisse s’effectuer dans les meilleures conditions, il est important que l’endeuillé puisse voir le corps de la personne décédée ; cela permet d’intégrer la réalité de la mort. Dans le cas de disparition tragique du corps, le travail de deuil sera plus long et plus difficile. L’entourage gardera souvent un espoir que la personne aimée est toujours vivante, ce qui retardera le processus de deuil. Le milieu du travail ou la simple exécution des obligations habituelles, qu’elles soient professionnelles ou familiales, peuvent aider à maintenir un certain cadre de vie, mais, peu à peu, la solitude se fait sentir, et le besoin apparaît de s’appuyer sur les autres.

Le deuil d'un enfant

La mort est naturellement associée au grand âge. Mais elle touche aussi les enfants. Cette mort n’est pas « comme les autres », car elle semble n’avoir aucun sens. Les parents sont ravagés, ils perdent ce qu’ils ont de plus précieux. Au désespoir s’ajoute la culpabilité : ils ont mis au monde un enfant pour lui donner la vie, pas la mort. Le deuil d'un enfant est un deuil insupportable quel que soit l'âge de l'enfant. Et si tous les deuils sont difficiles, celui d’un enfant l’est plus encore et les risques de complications s’en trouvent augmentées. Ce deuil dure naturellement des années et parfois se complique.
En parler, s’exprimer est certainement l’un des moyens d’avancer dans sa reconstruction de soi.

La fin de vie

La fin de vie est naturellement et logiquement liée au grand âge. Mais dans la réalité elle nous concerne tous, quel que soit l’âge (accidents, maladie.).
Accompagner la fin de vie d’un proche, pour tenter de soulager sa douleur et d’apaiser sa souffrance physique et psychologique est difficile. Car il s’agit de soutenir, en restant simple et vrai, une personne qui est toujours vivante et qui sait dans certains cas qu’elle va mourir. Les questionnements sont d’autant plus nombreux qu’ils renvoient à son propre parcours de vie et à sa propre mort. Cette réalité, souvent occultée, rattrape le quotidien et il faut y faire face.

Le deuil blanc

Le deuil blanc est un deuil qui ne ressemble à aucun autre. Il survient alors que la personne aimée est encore parmi nous, mais atteinte de démence ou dans un état de coma irréversible. Il faut faire face à une mort psychologique, à la fin d’une relation verbale. C’est un cheminement douloureux, devant lequel on est totalement impuissant.

La notion de la mort chez l’enfant

L’enfant est par essence en pleine évolution et la notion de mort diffère considérablement selon son âge. Il dépend des adultes et s’identifie spontanément à leurs attitudes et à leurs réactions. Pour mieux les comprendre, les spécialistes du deuil s’entendent pour classifier les expressions du deuil chez ces derniers selon leur âge.

De 0 à 3 ans

Chez le bébé, on parle d’une angoisse de séparation qui se décompose en trois phases : 

  • protestation,
  • désespoir,
  • détachement. 

L’enfant attend le retour de son parent avec peur et colère, car pour lui la notion de mort n’existe pas, elle équivaut simplement à une absence. Elle résonne de manière concrète. Seule compte la présence physique du parent. Il ne peut imaginer une disparition irrémédiable.

De 3 à 6 ans

L’enfant commence à appréhender la mort mais il pense que cela ne lui arrivera jamais, ni à ceux qu’il connaît et ni à ceux qu’il aime. L’amour de ses parents vient en effet le protéger, tout comme son amour protège ses proches. Il croit en une mort réversible. Vie et mort ne sont donc pas opposées.

De 6 à 10 ans

La notion de mort irréversible est acquise, l’enfant comprend ce qu’on lui dit de la mort et il peut en parler. Il comprend que tout le monde meurt un jour et que c’est une loi de la nature. Il apprend à gérer ses premières angoisses face à la mort. La mort des animaux, par exemple, est souvent un moment de confrontation forte avec cette réalité.

De 10 à 13 ans

La maturation porte l’enfant vers l’adolescent et son esprit purement concret accède à la pensée abstraite. Il commence à réfléchir sur le sens de la vie, et se pose des questions sur la mort, celle de ses parents, ainsi que la sienne.

Des pertes en cascade

La disparition du parent décédé engendre une seconde perte : celle du parent survivant tel qu’il le connaissait. Certains enfants n’ont jamais vu leur parent pleurer et être désespéré, et ce parent « nouveau » paraît tout à coup ne plus pouvoir être consolateur, joueur, conteur d’histoires et éducateur. L’enfant ne reconnaît plus son entourage écrasé par le chagrin, enfermé dans sa souffrance, incapable de réagir.

Le décès entraine souvent un changement de domicile. L’enfant va perdre son univers familier : sa maison, son école, ses amis… C’est une perte de repères momentanée qu’il apprendra à surmonter.

Les réactions de l’enfant

Il a honte d’avoir perdu son parent, de ne pas être comme les autres. Il se comportera en fonction des attentes de son entourage. Il souhaite par-dessus tout ne pas déranger son entourage. Il ne vit pas continuellement dans le chagrin. Des moments insouciants et de profonde tristesse alternent. Il peut jouer, rire, s’amuser.
Parfois il a peu de réactions après le décès. Il semble indifférent, mais les réactions ne peuvent être que retardées. L’enfant ne s’autorisera à être malheureux qu’une fois que sa famille ira mieux. Vivant dans le présent et dans le concret, il a des difficultés à anticiper. Il a comme l’adulte, le sentiment d’être abandonné, d’être coupable, de ne pas être digne d’être aimé, ce qui correspond souvent au moment où la famille le met de côté pour vivre sa propre souffrance. Il faut faire attention aux envies de l’enfant d’aller rejoindre son parent disparu.
Il est dans la pensée magique. Il croit que ses pensées ou ses actes modifient le destin soit de manière positive en réalisant des vœux, soit de manière négative en le punissant.

Les besoins de l’enfant

Les adultes doivent expliquer aux enfants le rituel des funérailles et lui proposer d’y participer sans l’obliger.
Il est souhaitable que l’enfant puisse :

  • participer aux funérailles et voir le corps, à condition qu’il puisse reconnaître le visage de son parent,
  • participer au rituel en déposant un dessin, une photo ou un objet familier,
  • partager le temps du deuil avec sa famille et non être mis de côté, même si c’est dans l’intention de le protéger,
  • poser des questions à son rythme.

Un enfant doit rester un enfant et continuer à mener une vie d’enfant. Jouer est une première tentative pour essayer de se retrouver dans tout ce qu’il vient de vivre. Il peut avoir des jeux en relation avec la mort.

Le rôle des adultes face à un enfant endeuillé

L’adulte endeuillé a besoin de parler, d’être écouté et accompagné. Le nombre de veuves et veufs intégrant des groupes de parole dans des lieux d’accueil spécifiques, comme ceux que propose l’association Dialogue & Solidarité à Paris et en région le démontre. Mais l’enfant, lui aussi a un besoin vital de s’exprimer pour continuer à se construire et à évoluer.

Il peut alors être essentiel de : 

  • lui parler du parent mort : mais comme d’un être réel, et pas d’un mythe, c’est-à-dire une personne qui avait ses qualités et ses défauts. Si l’enfant est petit, il aura peu de reconstruction, c’est-à-dire qu’il finira par se les approprier,
  • lui parler des circonstances du décès, de ce que l’adulte sait de la mort,
  • lui expliquer, le nombre de fois nécessaire, la nouvelle configuration de sa vie,
  • répondre à ses questions concrètes pour le rassurer,
  • prendre soin de lui : durant cette période, l’enfant est souvent délaissé.
  • prendre le relais du parent endeuillé qui bien souvent n’est plus disponible. Ce qui ne peut pas être fait par le parent ou la famille, doit être fait par un adulte extérieur,
  • bien expliquer que ce n’est pas de sa faute, que personne d’autre ne va mourir, qu’on l’aime toujours autant,
  • autoriser l’enfant à exprimer ses émotions, à pleurer s’il le souhaite,
  • protéger les enfants du regard de pitié, d’effroi même du monde extérieur, 
  • lui montrer ses ressemblances avec le parent décédé. C’est un lien qui le relie à son parent, mais il est très difficile pour l’enfant d’être regardé en tant qu’enfant d’un mort. De la même manière, ils peuvent devenir un enjeu pour les adultes, ce qui est le signe d’une grande souffrance et d’un deuil plus problématique que la normale.

Les détails qui ont de l’importance

Il est souhaitable de :

  • le laisser choisir des souvenirs : en feuilletant les albums photos, en regardant les vidéos, en lui permettant de garder des objets ayant appartenu à son parent,
  • célébrer les dates anniversaires,
  • se rendre sur les lieux habituels que la famille fréquentait quand elle était au complet.

Les adolescents face au deuil

L’adolescence est un stade de développement conflictuel et troublé. Lorsqu’un deuil intervient dans ce processus, la famille est souvent trop fragilisée pour répondre aux besoins de l’adolescent. Il est pourtant important qu’il trouve un substitut parental qui l’aidera à s’identifier à un adulte, autre que le parent disparu.

Les différents types de réaction des adolescents

  • trouver un substitut du parent disparu,
  • le dialogue intérieur avec le disparu, une manière pour lui de prolonger la relation avec le parent disparu et de pouvoir continuer à utiliser les valeurs transmises par ce parent,
  • le conflit avec une belle-mère ou un beau-père : à l’occasion d’un remariage, des conflits peuvent surgir car la question de la mémoire du disparu se pose à nouveau,
  • le passage à l’acte : ce que l’adolescent ne peut pas mettre en mots, il le mettra en acte,
  • le rejet des coutumes familiales. L’adolescent se construit dans une alternance de moments d’opposition voire de franche hostilité et de détachement que le deuil parfois ne lui autorise plus.

L’adolescent et son groupe social

Pour un adolescent, se comparer à ses pairs est très important puisque sa croissance, son éveil sexuel et sa nouvelle maturité lui ont fait perdre ses repères. Dans le cas de la disparition d’un parent, l’adolescent se ressent différent des autres, exclu. Une participation à un groupe de parole peut favoriser la rencontre avec d’autres adolescents qui sont capables de le comprendre et de ressentir les mêmes choses que lui.

L’adolescence en tant que moment de deuil

L’adolescence est en elle-même un moment de deuil. L’adolescent doit faire le deuil de celui qu’il était pendant l’enfance. Il doit trouver de nouveaux repères, de nouveaux projets et assumer une nouvelle identité autonome par rapport aux parents. L’irruption du deuil réel provoque des perturbations dans le deuil symbolique. La nouvelle identité se constituait à travers la relation, même conflictuelle, avec le parent décédé.

Le suicide est un événement brutal qui provoque un choc, un traumatisme pour l’entourage. La violence du geste contient une énigme. L’endeuillé va chercher à comprendre et devoir accepter le suicide. 

L’endeuillé peut s’identifier au défunt, ce qui est un processus normal pour chaque deuil. Si ces identifications sont trop négatives, le danger de mort est réel, notamment chez les hommes.
Avec les familles, la dimension transgénérationnelle est à prendre en compte. Il existe, en effet, des familles où l’on peut trouver des suicidés sur plusieurs générations.

Lorsque la souffrance est trop prégnante, des secrets de famille apparaissent. Dans les cas de suicide les complications du deuil sont fréquentes. Même si les cas de suicide s’avèrent très différents, il en est comme pour les autres deuils, c’est la relation existante au sein du couple qui sera déterminante pour le travail de deuil.

Les réactions du conjoint et de son entourage

Le suicide est en lui-même un message violent. Toute la famille est anéantie : sidération, incompréhension, impuissance, culpabilité, angoisse. Les enfants n’osent pas poser véritablement de questions, c’est un événement trop inquiétant pour eux.

La culpabilité autour du suicide

La culpabilité ressentie par les survivants est un point central dans le deuil. Quand il a lieu suite à de nombreuses tentatives, le conjoint témoin de cette souffrance a généralement tout essayé pour empêcher cela mais n’a pas réussi. Il ressent un sentiment d’injustice, de colère.
Il reste une culpabilité consciente et inconsciente, une identification au suicidé, des regrets, des remords, une mauvaise image de soi. L’amour de l’entourage ne semble pas suffisant pour se rattacher à la vie.
La question est « pourquoi ? ». La veuve ou le veuf a besoin d’explications. Parfois, l’endeuillé possède quelques éléments de compréhension très précieux, qui fonderont son travail de deuil. Si le conjoint ne bénéficie pas d’éléments concrets permettant d’élucider les causes de l’acte, celui-ci va garder son mystère.

Dans ce cas l’endeuillé portera le poids du manque d’explications, du manque de sens et la représentation sociale du suicide.
Après un suicide l’endeuillé refait l’histoire de son couple, cherche des détails et leur donne parfois une importance trop grande. Il ressent culpabilité et responsabilité face à l’acte du suicide. Le suicide constitue dans certains cas un soulagement pour la personne veuve et son entourage. Cette ambivalence renforce le sentiment de culpabilité.
Un suicide peut entraîner l’enquête d’un officier de police à l’issue de laquelle une autopsie peut être demandée. Celle-ci provoque souvent un traumatisme même si elle permet souvent d’apporter des précisions et des informations permettant une meilleure compréhension de l’acte.

Les endeuillés après suicide

Le deuil après suicide est un deuil traumatique. Le travail de deuil s’en trouve amplifié : plus que pour tout autre, il est long et la souffrance plus intense. S’exprimer et verbaliser après un suicide est reconnu essentiel par les spécialistes. Il est important d’en parler sans acharnement, de faire surgir la parole. Dans ce cas, la participation de l’endeuillé à un groupe de parole prend tout son sens. Le deuil suite à un suicide peut même donner lieu à un travail thérapeutique. Il est important pour les endeuillés d’obtenir une reconnaissance sociale de leur souffrance.

Les complications du deuil sont fréquentes :

  • le deuil inhibé, lorsque les émotions ne peuvent pas s’exprimer,
  • le deuil différé, lorsque le déni est maintenu, les souvenirs anesthésiés,
  • le deuil chronique ou le deuil sans fin.

La stigmatisation sociale

Le suicide n’est pas une mort comme les autres : il recouvre toujours une notion de faute. Les regards extérieurs jugent et de ce fait renforcent le sentiment de culpabilité. Pendant longtemps, les suicidés n’ont pas eu droit aux obsèques religieuses. Aujourd’hui, différentes religions essayent de privilégier le soutien moral aux familles, même si le geste reste très chargé socialement.

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Pour aller plus loin

Nous vous proposons de consulter notre rubrique "Ressources" dans laquelle vous trouverez :

  • des ouvrages de référence,
  • des liens vers des sites utiles,
  • une sélection de films...

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