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Le deuil

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Ce texte est rédigé dans le respect de la méthode « Facile à lire et à comprendre », permettant une accessibilité à l’information pour tous. Il a été adapté en FALC par l’atelier « Facile à lire et à comprendre » de l’association des Papillons Blancs de Dunkerque. Pour plus d’informations sur la méthode visitez le site web d'Inclusion Europe.

Le deuil est une grande tristesse que nous avons quand un proche meurt.

La mort concerne tout le monde.
Elle peut arriver à n’importe quel moment de la vie.

La mort est un sujet tabou.
Cela veut dire que c’est difficile de parler de la mort.

Quand une personne âgée meurt, on dit que c’est « normal ».

Pourtant, la mort peut arriver à n’importe quel âge et de différentes façons.

Chaque décès est différent.

Le temps de deuil est :

  • long
  • personnel
  • utile pour aller mieux. 

Un rite funéraire est un ensemble de règles et de cérémonies qui sont faites quand quelqu’un meurt.
Les rites funéraires sont différents selon les pays, les cultures…

Il y a longtemps, les civilisations utilisaient des rites pour enterrer leurs proches.
Une civilisation est une grande société humaine.
Les rites funéraires étaient très importants.

Les civilisations anciennes :

  • donnaient une place importante aux morts
  • donnaient de l’importance à l’être humain
  • pensaient que l’être humain était fragile. 

Maintenant, il y a beaucoup moins de rites funéraires.

Il y a plus de cérémonies civiles que de cérémonies religieuses.

L’association « Dialogue et Solidarité » aide les personnes en deuil.

Cette association :

  • a été créée en 2004
  • est composée de professionnels et de bénévoles
  • est installée dans 14 villes de France.

L’association « Dialogue et Solidarité » propose aux personnes en deuil de participer à des groupes de parole.

Les groupes de parole sont importants.
Ils permettent aux personnes en deuil : 

  • d’écouter d’autres personnes en deuil
  • de discuter avec d’autres personnes en deuil 
  • d’être écoutées
  • de parler.

Les groupes de parole sont utiles pour : 

  • aller mieux
  • garder un contact avec les autres.

L’association « Dialogue et Solidarité » organise des réunions d’information.
Les réunions d’information permettent de parler des risques de se sentir seul après un deuil.

Un adulte et un enfant ne vivent pas le deuil de la même façon.
Un deuil est toujours différent.
Cela dépend de quelle façon la personne est décédée.

Par exemple : la mort d’un parent âgé est moins douloureuse que la mort d’un enfant ou d’une jeune maman.
La mort d’une personne âgée est dans l’ordre naturel des choses.

Mais dans toutes les situations, la mort d’un proche fait mal.

Le deuil reste un moment de la vie très dur et très difficile à surmonter..

Chaque deuil est : 

  • unique
  • personnel et intime.

L’objectif n’est pas d’oublier la personne mais de réussir à vivre sans elle.

Il faut essayer d’aller mieux et de continuer à vivre.
Cela s’appelle le travail de deuil. 

Le travail de deuil : 

  • prend du temps et se fait petit à petit
  • est long
  • est difficile et douloureux.

Le travail de deuil est important pour tout le monde.
Mais tout le monde ne vit pas le deuil de la même façon.

Cela dépend :

  • de l’histoire personnelle de la personne en deuil
  • de sa capacité à surmonter les moments difficiles.

Les spécialistes du deuil expliquent qu’il y a plusieurs étapes dans le deuil.
Les étapes ne se passent pas toujours dans le même ordre.

Les différentes étapes du deuil sont :

  • la période de choc
  • la période de désorganisation
  • la période de réorganisation​

La péride de choc

Après le décès d’un être aimé, la personne est en état de choc.
La personne en deuil est choquée et abattue.

Quand une personne apprend le décès d’un proche :

  • elle pense que ce n’est pas possible
  • elle pense que c’est une erreur
  • elle refuse de croire
  • elle refuse d’accepter la disparition de la personne décédée.

La personne en deuil vit de façon « automatique ».
Cela veut dire que la personne n’est plus vraiment là.
Son esprit et ses pensées sont ailleurs. 

La personne peut avoir beaucoup de mal à réfléchir et à prendre des décisions.
La personne peut aussi se sentir mise de côté par les personnes de son entourage.

La période de désorganisation

Cette étape commence quand la personne en deuil comprend le vide et la souffrance laissés par la mort de son proche.

La personne est triste et désespérée.
Elle n’a plus envie de rien.
Petit à petit, la personne s’isole.
Elle ne veut plus voir personne et elle se retrouve seule. 

Cela peut avoir des conséquences graves,
comme le ralentissement des activités intellectuelles. 
Par exemple : la personne peut avoir des pertes de la mémoire.

La personne ressent une douleur morale.
Cela veut dire qu’elle :

  • se sent abandonnée
  • se sent seule,
  • ressent le manque de l’être aimé.

Pour les personnes qui ont perdu leur conjoint : le conjoint découvre que sa vie a changé.

Il comprend qu’il est seul pour s’occuper de :

  • l’éducation des enfants 
  • l’organisation de la maison.

La vie de famille est désorganisée.

Dans ces conditions, le conjoint peut prendre des mauvaises décisions qu’il peut regretter par la suite.
Par exemple : déménager ou vendre ce qu’il a.

Cette étape de désorganisation est « normale ».

Après la perte d’un être aimé, le conjoint ressent une douleur morale.
Les souvenirs et les images du passé reviennent dès qu’il pense à la personne décédée.

Pendant cette période, le conjoint: 

  • ne s’intéresse à rien ni personne
  • n’a pas d’énergie
  • n’a plus goût à la vie
  • peut avoir envie de mourir.​

La période de réorganisation​

La période de réorganisation commence quand la personne a accepté la mort de son proche.

La personne va commencer à faire ce qu’il faut pour aller mieux :

  • elle sort plus 
  • elle voit du monde
  • elle retrouve goût à la vie. 

Pour aller mieux, la personne doit être aidée par ses proches.
Dans notre société, les personnes en deuil se retrouvent souvent très seules.
Elles ont du mal à parler de leur tristesse.

L’association « Dialogue et Solidarité » propose une aide.
Le groupe de parole peut aider les personnes en deuil :

  • à aller mieux
  • à garder le contact avec le monde extérieur.

L’association offre une présence chaleureuse et une aide psychologique.

Des évènements peuvent venir troubler le conjoint à tout moment. 
Par exemple : le souvenir de la date d’anniversaire.
Dans ce cas, la douleur peut revenir. 

Pour que le deuil se passe plus facilement, il est important pour la personne de voir le corps de la personne décédée.
Cela permet de prendre conscience de la mort de la personne.

Quand la personne est décédée dans des conditions tragiques, le travail de deuil est plus long et plus difficile.
Les proches gardent un espoir que la personne est toujours vivante.

Le travail et les obligations de la vie peuvent aider la personne à se sentir mieux.
Mais la solitude est bien là et la personne aura besoin d’être aidée par les autres.

Le deuil des parents qui perdent un enfant

On pense souvent que la mort concerne seulement les personnes âgées. 
Mais la mort concerne aussi les enfants.

La mort d’un enfant n’est pas « comme les autres » car elle n’a aucun sens.

Les parents perdent ce qu’ils ont de plus précieux.
Ils se sentent :

  • désespérés
  • coupables
  • bouleversés.

Ils ont mis au monde un enfant pour lui donner la vie, pas la mort.

La mort d’un enfant est insupportable, quel que soit l’âge de l’enfant.

Tous les deuils sont difficiles mais le deuil d’un enfant est encore plus difficile.
Pour les parents, cela peut avoir des conséquences terribles.

Le deuil d’un enfant dure pendant des années et il se complique parfois.
Les parents doivent en parler et s’exprimer pour aller mieux. 

La fin de vie 

La fin de vie arrive naturellement.
C’est logique quand la personne est âgée. 

Pourtant, la mort peut arriver à n’importe quel âge et de différentes façons.

Par exemple, nous pouvons mourir à cause :

  • d’une maladie
  • d’un accident.

C’est difficile d’accompagner une personne qui est en fin de vie. 
Ses proches veulent :

  • la soulager et apaiser ses souffrances
  • la soutenir en restant simples et naturels. 

Quand on accompagne une personne en fin de vie :

  • on se pose beaucoup de questions
  • on pense à notre vie et à notre mort.

Cela est difficile.

Le deuil blanc

Le deuil blanc est un deuil qui ne ressemble à aucun autre.
Le deuil blanc, c’est quand la personne aimée est encore vivante mais elle est atteinte de démence ou elle est dans le coma.
La démence est un problème mental très grave.
Une personne dans le coma est une personne qui est inconsciente.

Elle est couchée et elle ne peut plus se déplacer. 

Le deuil blanc est une mort psychologique :
On ne peut plus parler avec la personne.
On est impuissant.
C’est très douloureux.

Un enfant est une personne en pleine évolution.
Pour un enfant, l’idée de mort change avec son âge.
L’enfant va imiter les attitudes et les réactions des adultes.
Les spécialistes ont classé les réactions des enfants en deuil en fonction de leur âge.

L’enfant de la naissance à 3 ans 

Pour les enfants de moins de 3 ans, on parle d’une angoisse de séparation.
Une angoisse est une très grande peur.

L’angoisse de séparation se compose de 3 étapes :

  • la protestation
  • le désespoir
  • le détachement.

L’enfant en deuil a peur et il est en colère.
L’enfant pense à une absence, il pense que son parent va revenir.
Il attend son retour. 
Pour l’enfant, la mort n’existe pas.
Ce qui compte, c’est la présence du parent.
L’enfant ne peut pas imaginer une disparition pour toujours.

L’enfant de 3 à 6 ans

L’enfant de 3 à 6 ans commence à avoir peur de la mort. 
Il pense que cela ne lui arrivera jamais et que cela n’arrivera pas non plus à ceux qu’il connaît et ceux qu’il aime.

L’enfant de 3 à 6 ans se sent protégé par l’amour de ses parents et il pense que son amour protège ses parents.

L’enfant croit en une mort réversible. 
Réversible veut dire que l’on peut revenir en arrière. 
L’enfant pense : 

  • on vit, 
  • on meurt,
  • on revit,
  • on re-meurt…​

L’enfant de 6 à 10 ans

L’enfant de 6 à 10 ans sait que la personne qui meurt ne reviendra pas.
L’enfant peut parler de la mort.

Il comprend :

  • ce qu’on lui explique sur la mort    
  • que tout le monde meurt un jour
  • que c’est une loi de la nature. 

L’enfant apprend à gérer ses premières peurs face à la mort.
Par exemple : avec la mort de son animal de compagnie.

L’enfant de 10 à 13 ans

L’enfant de 10 à 13 ans devient adolescent.
Son esprit accède à la pensée abstraite.
Une pensée abstraite est quelque chose qu’on ne voit pas mais qu’on peut imaginer dans sa tête. 

L’enfant de 10 à 13 ans commence à :

  • réfléchir sur le sens de la vie
  • se poser des questions sur la mort.

Beaucoup de pertes en même temps

Après la mort de l’un des 2 parents, le parent qui reste est désespéré.
Pour l’enfant, le parent qui reste n’est plus le même qu’avant.
L’enfant pense souvent que le parent ne pourra plus : 

  • le consoler 
  • jouer 
  • raconter des histoires
  • éduquer…

L’enfant ne reconnaît plus son entourage, parce que sa famille est :

  • dans un grand chagrin 
  • en souffrance
  • incapable de réagir.

Souvent, la famille déménage après le décès d’un des parents.
L’enfant perd ses habitudes et ses repères.
Il perd :

  • sa maison
  • son école 
  • ses amis…

Mais un enfant s’adapte et il se remet vite de cette situation.

Les réactions de l’enfant en deuil

L’enfant a honte d’avoir perdu son parent parce qu’il ne se sent plus comme les autres enfants.
L’enfant ne veut pas déranger sa famille et son entourage.
Il va se comporter comme sa famille le veut.

L’enfant en deuil n’est pas toujours malheureux.
Il peut aussi avoir des moments de joie.
Par exemple : il peut jouer et rire.

Certains enfants ont très peu de réactions après la mort du parent.
On peut penser qu’ils ne sont pas tristes mais les réactions vont arriver un peu plus tard.
L’enfant attend que sa famille se sente mieux pour pouvoir être triste.

L’enfant vit dans le présent et dans la réalité.
Il a des difficultés à penser au futur.

L’enfant a l’impression : 

  • d’être abandonné
  • d’être coupable
  • de ne pas avoir le droit d’être aimé.

Ces moments arrivent quand la famille souffre et que l’enfant est mis de côté. 
Il faut surveiller l’enfant en deuil car il peut avoir envie de rejoindre son parent disparu.
Il pense que s’il fait un vœu, il peut changer le destin en bien ou en mal.

Les besoins de l’enfant en deuil

L’enfant a besoin d’être rassuré et d’être entouré.
Les adultes doivent :

  • expliquer à l’enfant comment se passera l’enterrement
  • proposer à l’enfant de participer. 

L’enfant doit pouvoir dire au revoir à son parent, s’il le veut.

L’enfant peut :

  • voir le corps du parent décédé
  • participer à l’enterrement
  • déposer un dessin, une photo ou un objet familier 
  • poser des questions 
  • partager le temps du deuil avec sa famille. 

Souvent, la famille et l’entourage pensent protéger l’enfant en le laissant sur le côté. 
Mais il est important pour l’enfant de participer à l’enterrement.

L’enfant doit continuer à avoir une vie d’enfant.
Il doit jouer pour aller mieux.
Il peut avoir des jeux en relation avec la mort. 

Le rôle des adultes face à un enfant en deuil

L’association « Dialogue et Solidarité » organise des groupes de parole dans des lieux d’accueil adaptés. 
Beaucoup de veuves et de veufs participent à ces groupes.
Les enfants ont aussi besoin de s’exprimer.

Les personnes en deuil ont besoin : 

  • de parler 
  • d’être écoutées 
  • d être accompagnées.

L’enfant a aussi besoin de parler pour aller mieux et grandir.
Il est important de lui parler du parent mort. 

Il faut :

  • parler avec l’enfant de son parent comme il était, avec ses défauts et ses qualités
  • raconter à l’enfant comment son parent est mort
  • répondre aux questions de l’enfant.

L’enfant doit savoir qu’il n’est pas seul, et qu’on s’occupe de lui.
Pendant cette période, l’enfant est souvent mis à l’écart.

Les professionnels de l’association font ce que le parent et la famille ne peuvent pas faire car ils sont trop tristes.

Il faut :

  • dire à l’enfant que ce n’est pas de sa faute
  • dire à l’enfant que personne d’autre ne va mourir
  • laisser l’enfant parler de ses émotions
  • laisser l’enfant pleurer s’il le veut
  • protéger l’enfant de la pitié des gens
  • montrer à l’enfant ses ressemblances avec le parent décédé.

Pour un enfant, c’est difficile d’être vu comme l’enfant d’un mort.

Les détails importants pour aider un enfant en deuil

Il faut :

  • laisser l’enfant choisir ses souvenirs comme : laisser l’enfant regarder les photos, les vidéos, ou laisser l’enfant garder un objet de son parent disparu
  • fêter les anniversaires 
  • continuer d’aller aux endroits où la famille avait l’habitude d’aller. 

L’adolescence est la période de passage entre l’enfance et l’âge adulte.
L’adolescence est parfois une période difficile et une période de changement.

Lorsqu’un adolescent doit faire face à un deuil, la famille est trop fragile pour répondre à ses besoins.

Il est très important que l’adolescent trouve un adulte pour remplacer le parent décédé.
Ce remplaçant permettra à l’adolescent de s’identifier à un adulte.

Les différentes réactions de l’adolescent 

L’adolescent en deuil peut avoir des réactions différentes comme celles-ci :

  • il essaie de trouver un remplaçant
  • il continue à parler intérieurement avec son parent décédé
  • il peut se disputer avec sa belle-mère ou son beau-père en cas de remariage
  • il peut avoir un comportement dangereux pour lui-même s’il n’arrive pas à exprimer ses émotions
  • il peut rejeter les habitudes familialeset s’opposer à tout. 

L’adolescent et son entourage

Sa croissance, l’éveil de sa sexualité et sa maturité lui font perdre ses repères.
L’adolescent a donc besoin de se comparer à ses proches.

Quand l’adolescent perd un parent :

  • il se sent différent des autres
  • il se sent exclu

Pour aller mieux, l’adolescent en deuil peut participer à des groupes de parole avec d’autres adolescents en deuil qui ressentent la même chose que lui.

 

L’adolescence est un moment de deuil 

L’adolescence est une période de passage entre l’enfance et l’âge adulte.
Pendant cette période, l’adolescent doit faire le deuil de l’enfant qu’il était. 

L’adolescent doit trouver de nouveaux repères.
Il doit :

  • rechercher des nouveaux projets 
  • assumer sa nouvelle identité, détachée de ses parents.

L’arrivée brutale d’un deuil bouscule ses pensées.
Sa nouvelle identité se faisait à travers la relation qu’il avait avec son parent.
Il devra apprendre à se construire sans son parent décédé.

Le suicide c’est quand une personne se donne volontairement la mort.
Le suicide est un très grand choc pour la famille et l’entourage.

Le suicide est un mystère et la personne en deuil va chercher à comprendre pourquoi la personne aimée s’est donné la mort.

La personne en deuil :

  • doit accepter le suicide
  • peut s’identifier au proche disparu.
  • il peut avoir un comportement dangereux pour lui-même s’il n’arrive pas à exprimer ses émotions
  • il peut rejeter les habitudes familialeset s’opposer à tout. 

La personne en deuil peut vouloir se donner la mort aussi.
Cela arrive surtout chez les hommes.
Il existe des familles où le suicide existe depuis plusieurs générations.

Des secrets de familles peuvent apparaitre quand la souffrance est trop importante. 
Dans les cas de suicide, il y a souvent des complications : le deuil est très difficile.

Même si les cas de suicide sont très différents, le deuil se fera en fonction de la relation que la personne avait avec son proche décédé.

Les réactions du conjoint et de son entourage

Le suicide est une mort violente.

Toute la famille :

  • est sous le choc
  • ne comprend pas
  • se sent impuissante
  • se sent coupable
  • est angoissée.

Les enfants n’osent pas poser de questions parce que le suicide est quelque chose qui leur fait peur.

La culpabilité des proches après un suicide 

La culpabilité, c’est quand on se sent coupable de quelque chose.
Si les proches se sentent coupables du suicide de la personne, le temps de deuil sera long.

Par exemple : si la personne a essayé plusieurs fois de se suicider, le conjoint savait que la personne souffrait.
Le conjoint a essayé d’empêcher le suicide mais il n’a pas réussi.
Le conjoint ressent :

  • un sentiment d’injustice et de colère
  • de la culpabilité
  • des regrets
  • des remords
  • une mauvaise image de lui.

L’amour de son entourage n’a pas suffi à lui donner envie de vivre.
Le conjoint a besoin d’explications.

Si le conjoint a des réponses :

  • cela va l’aider à comprendre les raisons du suicide
  • cela facilitera son travail de deuil.

Si le conjoint n’a pas de réponses :

  • il se posera toujours des questions
  • il restera dans son mystère
  • il devra supporter de ne pas avoir d’explications
  • il ne comprendra pas pourquoi la personne s’est suicidée.

Après un suicide, le conjoint :

  • refait toute l’histoire de son couple dans sa tête
  • cherche des détails qui peuvent expliquer le suicide et il donne parfois une trop grande importance à ces détails
  • se sent coupable et responsable du suicide.

Dans certains cas, le suicide est un soulagement pour le conjoint et la famille.
Mais les proches se sentent coupables d’être soulagés.

Après un suicide, il peut y avoir une enquête policière.
Un officier de police peut demander une autopsie.
Une autopsie est un examen médical du corps de la personne.
L’autopsie est faite par un médecin.

L’autopsie est importante car elle permet de savoir pourquoi la personne est décédée.

Cet examen provoque souvent un très grand choc pour la famille et l’entourage. 

Les personnes en deuil après le suicide d’un proche

Le deuil après un suicide est un deuil qui provoque un très grand choc pour la famille et l’entourage.
Le travail de deuil est plus long et plus douloureux.

Les spécialistes disent qu’après le suicide d’un proche, il faut parler et exprimer ses émotions.

Participer à un groupe de parole est très utile pour une personne en deuil après le suicide d’un proche. 

La personne en deuil après un suicide peut aller voir un thérapeute.
Un thérapeute est un médecin qui aide à trouver des solutions pour aller mieux.
Pour les personnes en deuil, il est important de reconnaître leur souffrance.

Il y a souvent des complications du deuil comme :

  • le deuil inhibé : c’est quand la personne en deuil n’arrive pas à dire ses émotions,
  • le deuil différé : c’est quand la personne en deuil ne veut pas croire que la personne est morte, 
  • le deuil chronique : c’est quand la personne ne fait pas son deuil et que le deuil revient toujours.

Le jugement des autres

Le suicide n’est pas une mort comme les autres.
Les proches ont le sentiment d’avoir fait une faute.
Les proches peuvent se sentir jugés et critiqués par les autres.
Ils se sentent encore plus coupables du suicide de leur proche.

Pendant longtemps, les personnes mortes par suicide n’avaient pas le droit d’avoir des obsèques religieuses.
Aujourd’hui, différentes religions aident les familles dans ce cas.

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